
En cette veille de vacances, les collégiens sont de sortie afin de découvrir deux expositions photos au Musée Niemeyer. Celles-ci nous permettent d’appréhender un pays aux multiples facettes à travers, tout d’abord, le regard de Bernie Dechant, photographe nord-américain (Expo intitulée : “Brasil, além Brasil” ). Ce photographe donne à voir la diversité, la richesse et les contrastes des constructions humaines de Brasilia à Salvador en passant par Rio de Janeiro.
Choix de la couleur pour les favelas.
Il joue avec les symétries, les reflets, la géométrie des formes notamment à partir des monuments de Brasilia. Les élèves déduisent à partir des photos les choix techniques du photographe : ouverture du diaphragme, vitesse, temps d’exposition. Ils repèrent les zones floues ou nettes, observent la profondeur de champ.
Enfin, nous nous rendons dans l’Oeil du musée afin de découvrir l’exposition “Quilombos”.

Qu’est-ce qu’un quilombo ? Ce terme renvoie à l’esclavage pratiqué par les Portugais dès le XVI º siècle pour cultiver notamment la canne à sucre. A la faveur de la guerre entre les Portugais et les Hollandais (XVIIº), las des traitements inhumains et des humiliations, certains noirs s’enfuient et vont se réfugier le plus loin possible dans les forêts. Ils créent des villages appelés “quilombos” où ils retrouvent une vie comparable à celle qu’ils avaient en Afrique. Des indiens, des mulâtres rejoignent ces villages qui pratiquent parfois des échanges avec les blancs. Ces communautés sont une menace pour les colons qui organisent de nombreuses expéditions afin de les anéantir. Le photographe documentaire André Cypriano présente les descendants de ces noirs africains qui vivent encore dans ces communautés réparties sur le territoire brésilien. Ceux-ci résistent au temps qui passe et ont préservé la mémoire de leurs traditions dans leur cuisine, leurs danses, leurs vêtements, leurs croyances. André Cypriano révèle cet univers à travers des images en noirs et blancs qui illustrent la vie quotidienne dans les quilombos d’aujourd’hui. Des cartes produites par le géographe chercheur Rafael Araújo dos Anjos viennent compléter ce travail. Cette exposition met en lumière les racines africaines de l’identité brésilienne un thème méconnu par la population brésilienne d’aujourd’hui d’après André Cypriano.
Hélène et Sébastien
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Dernière mise à jour : mercredi 1er septembre 2010